Tuesday, 26 May 2026

Opéra national de Grèce, Saison 2026 – 2027

 

La nouvelle programmation de l’Opéra national de Grèce pour la saison 2026/27 portant la signature du directeur artistique de l’Opéra national de Grèce, Giorgos Koumendakis propose des créations, des artistes prestigieux, des partenariats internationaux, de nouvelles et ambitieuses productions d’opéra et de danse, des spectacles interdisciplinaires, du ballet classique, des reprises de productions et un opéra pour jeune public.

Avec la nouvelle programmation 2026/27, l’Opéra national de Grèce présente les fruits du travail de grands metteurs en scène, scénographes, costumiers et chorégraphes de Grèce et du monde entier, tels que William Kentridge, Stephen Langridge, Katie Davenport, Valentina Tourkou, Alexandros Efklidis, Irini Vianelli, Sabine Theunissen, Alan Hranitelj et d’autres.

Les productions seront dirigées par des chefs d’orchestre aussi bien de réputation internationale que plus jeunes, grecs et étrangers, tels que Vassilis Christopoulos, Konstantinos Terzakis, Dmitri Jurowski, Pier Giorgio Morandi, Jacques Lacombe, Sesto Quatrini, Loukas Karytinos, José Salazar et d’autres.

Les productions de la saison 2026/27 nous offrirons la joie de revoir les membres de la troupe de l’Opéra national de Grèce, Dimitri Platanias, Tassis Christoyannis, Cellia Costea, Vassiliki Karayanni, Petros Magoulas, Yanni Yannissis, Yannis Christopoulos en même temps que des interprètes grecs et étrangers de renommée internationale, tels que Sonya Yoncheva, Ermonela Jaho, Charles Castronovo, Brian Jagde, Arturo Chacon-Cruz, Riccardo Massi, Marcelo Puente,  Anita Rachvelishvili, Hovhannes Ayvazyan, Christos Kechris, Mary-Ellen Nesi, Dmitry Golovnin, Matilde Wallevik, Danae Kontora, Anna Agathonos, Chryssanthi Spitadi entre autres.

Aux côtés des danseurs du Ballet de l'Opéra national de Grèce, des danseurs de renommée internationale se produiront cette saison sur la scène de la salle Stavros Niarchos, parmi lesquels Maia Makhateli, Elisabeth Tonev, Ksenia Ovsyanick, Carollina Bastos, Leticia Dias, Young Gyu Choi et Alejandro Virelles.

L’ouverture officielle de la saison aura lieu le 30 octobre 2026, avec l’Orphée de Claudio Monteverdi, produit pour la première fois à l’Opéra national de Grèce, en coproduction avec le Festival de Glyndebourne et le Metropolitan Opera de New York. Il portera la signature de l’artiste visuel et metteur en scène William Kentridge.

En décembre 2026, ce sera au tour d’un chef-d'œuvre du répertoire russe, La Dame de pique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, dans une nouvelle production mise en scène par le britannique Stephen Langridge.

En mars 2027, le chef-d'œuvre du XXe siècle The Rake’s Progress d’Igor Stravinsky se refait une place dans le répertoire de l’Opéra national de Grèce, après un demi-siècle d’absence, mis en scène par le grec Alexandros Efklidis.

En mai et juin 2027, l’Opéra national de Grèce présente pour la première fois dans son histoire le chef-d'œuvre de la musique occidentale, la Missa Solemnis de Ludwig van Beethoven, dans le cadre de la célébration du bicentenaire de la disparition du compositeur. Il s’agit d’un spectacle interdisciplinaire, avec la participation de l’Orchestre, du Chœur et du Ballet de l’Opéra national de Grèce.

En février et mars 2027, le Ballet de l’Opéra national de Grèce présentera une nouvelle chorégraphie de Valentina Turcu, inspirée d’Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams - une coproduction de l’Opéra national de Grèce et du Théâtre national de Slovénie (Maribor). Décembre 2026 et janvier 2027 seront les mois de la reprise de la production classique de Giselle, en chorégraphie de Veronica Villar et d’Elena Iglesias.

Avec la reprise du passionnant Otello de Verdi, en avril et en mai 2027, l’Opéra national de Grèce rendra hommage à Robert Wilson, le créateur d’avant-garde qui a redéfini le langage scénique de l’opéra.

Deux productions en noir et blanc, d’une esthétique cinématographique, de Nikos S. Petropoulos reviennent à l’Opéra national de Grèce : Tosca de Puccini, en janvier et février 2027, et Rigoletto de Verdi, en juillet 2027.

La culture traditionnelle du Japon est confrontée au modernisme américain dans Madama Butterfly de Puccini, mise en scène par Hugo de Ana, qui sera reprise dans la Salle Stavros Niarchos, en juin et juillet 2027.

Le conte de fée de Lena Platonos, Le rossignol de l’empereur retrouve le public des enfants et des jeunes, dans la Salle Stavros Niarchos, lors de neuf représentations qui seront données entre novembre 2026 et janvier 2027, pour les familles et les écoles.

Dimitra Galani signe un spectacle musical particulier intitulé Akoma ki an fygis… (Même si tu pars…), en hommage à une parolière unique de la chanson grecque, Marianina Kriezi. Avec la participation de Savina Yannátou et Yannis Palamidas.

Après les tournées internationales en Europe, Asie et Afrique, l’Opéra national de Grèce présentera en octobre prochain un grand concert à l’emblématique Carnegie Hall de New York, intitulé Nikos Kazantzakis :  An Odyssey in Music avec des œuvres de Hadjidakis, Theodorakis, Skalkottas, Mitropoulos et Koumendakis.

La musique sacrée réintègre la programmation de l’Opéra national de Grèce, avec le 4e Festival de musique sacrée qui se déroulera aux premiers jours de la Semaine Sainte de 2027, dans des églises, des musées et des sites archéologiques du quartier de Plaka et dans le centre d’Athènes.

La prévente des tickets pour le trimestre octobre-décembre 2026 commencera le 1er juin 2026, à 12h00, auprès de ticketservices.gr et des guichets de l’Opéra national de Grèce.

 

Le directeur artistique de l’Opéra national de Grèce, Giorgos Koumendakis, note : « Pour la saison artistique 2026/27, l’Opéra national de Grèce imprime une nouvelle orientation à son répertoire avec premières d’importance et de grands retours. Deux œuvres qui ont déterminé l’évolution de la musique nous invitent à une immersion généreuse au cœur de notre art : Orphée de Monteverdi - une œuvre qui marqua la naissance de l’opéra, il y a quatre siècles – et la Missa Solemnis de     Beethoven – l’un des plus grands chefs-d'œuvre de la musique occidentale - seront donnés pour la première fois à l’Opéra national de Grèce.
Avec elles, un autre jalon du XXe siècle, The Rake’s Progress de Stravinsky, réintègre le répertoire de l’Opéra national de Grèce, après un demi-siècle. Il en va de même pour la Dame de pique, ce rare chef-d'œuvre de Tchaïkovski, qui appuiera aussi le retour de l’Opéra national de Grèce de l’école Russe qui a marqué l’art lyrique sur le plan international.
Notre rayonnement international progresse rapidement et, ce, avec des résultats remarquables : pour cette saison, l’Opéra national de Grèce se produit pour la première fois au Carnegie Hall de New York, avec une programmation purement grecque, consacrée à Nikos Kazantzakis. En même temps, il cosigne la nouvelle mise en scène d’Orphée par le grand artiste visuel William Kentridge, avec le Festival britannique de Glyndebourne et le Metropolitan Opera de New York, Parmi nos reprises, nous distinguerons l’emblématique Otello de Verdi, avec la signature de Robert Wilson, auquel nous rendons hommage pour tout ce qu’il apporta à la présentation scénique de l’art lyrique. En outre, nous proposons trois reprises des chefs-d'œuvre du répertoire lyrique : Tosca et Rigoletto, mis en scène par Nikos S. Petropoulos, et Madama Butterfly, signée Hugo de Ana.
Outre la reprise du classique qu’est Giselle, notre Ballet présentera la nouvelle production dUn tramway nommé Désir, inspiré de l'œuvre éponyme de Tennessee Williams, en chorégraphie de Valentina Turcu, en coproduction avec le Théâtre national de Slovénie (Maribor). Il participera également au spectacle interdisciplinaire que nous créerons pour la Missa Solemnis.
Dimitra Galani propose une rétrospective très particulière consacrée à la créatrice unique qu’est Marianina Kriezi. Akoma ki an fygis… (Même si tu pars…) est un hommage à la parolière qui emmènera le public dans l’univers particulier de la chanson grecque dans la Salle Stavros Niarchos.
Toujours dans la Salle Stavros Niarchos, nous proposons pour neuf représentations la reprise du Rossignol de l’empereur, de Lena Platonos - une introduction multicolore et audiovisuelle au monde de l’opéra, destinée aux jeunes - mise en scène par Katerina Petsatodi.
Le 4e Festival de musique sacrée regagne le quartier de Plaka à Pâques 2027, avec des dizaines de concerts qui seront donnés dans les premiers jours de la Semaine Sainte.
Je voudrais remercier les dizaines de créateurs grecs et étrangers qui entreprendront d’animer nos productions de cette saison et de les ouvrir à la critique du public. Je voudrais également les encourager à ne pas craindre de prendre le risque artistique qui leur revient.
Pour la réalisation de notre programmation de cette saison, pour notre grande tournée aux États-Unis d’Amérique mais aussi pour le soutien qu’elle nous offre depuis plusieurs années, je voudrais remercier la Stavros Niarchos Foundation et son Président, Monsieur Andreas Drakopoulos. La relation d’entente mutuelle et d’estime que nous avons développée a donné de remarquables résultats pour l’Opéra national de Grèce et son rayonnement international.
Une autre relation que nous construisons soigneusement depuis plusieurs années, celle que nous entretenons avec les mécènes privés, nous a donné la possibilité de financer nos projets artistiques et de réaliser chaque vision artistique qui mérite d’être représentée. Pour cette saison, je voudrais en tout premier lieu remercier DEI, notre Grand Mécène, pour le soutien qu’il accorde depuis longtemps à l’ensemble de notre Organisme. Je remercie aussi chaleureusement la Banque Piraeus, Prodea Investments, Metlen Energy & Metals ainsi qu’Eurobank.
L’Opéra national de Grèce est une entité publique dont l’existence et la survie dépendent des subventions qu’elle reçoit du ministère de la Culture. Toutefois, ce sont le savoir, le dévouement, le véritable intérêt, la pensée créative de Madame la ministre de la Culture, Lina Mendoni, qui apportent à l’Opéra national de Grèce bien plus qu’un financement : ils apportent tous ces outils et moyens permettant à l’unique théâtre lyrique grec d’évoluer en un organisme de production de culture pluridisciplinaire et rayonnant à l’international. Je la remercie du fond du cœur.

En guise de conclusion, je voudrais remercier chaleureusement l’équipe infatigable de mes collaborateurs : le Président, M. Chariton Stavropoulos, les membres de notre Conseil d’administration, Dimitris Dimitriadis, Eleni Skarkou, Dimitra Filippou, Nikolaos Sarris, ainsi que l’ensemble des personnels artistiques, administratifs, techniques et autres de l’Opéra national de Grèce dont la contribution à l'œuvre de notre organisme est déterminante. »

 

 

Théâtre musical • Nouvelle production
Akoma ki an fygis…. (Même si tu pars…) : Rétrospective Marianina Kriezi
1, 3, 4, 7 octobre 2026
À : 20h00
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Conception artistique : Dimitra Galani
Mise en espace : Katerina Petsatodi
Art direction : Lila Sotiriou
Orchestrations : Serafim Giannakopoulos, Antonis Sousamoglou
Animation vidéo : Irini Vianelli | Lumières : Eleftheria Deko
Chef de chœur d’enfants : Konstantina Pitsiakou
Interprètes : Dimitra Galani, Savina Yannátou, Yannis Palamidas
Avec la participation d΄un ensemble musical et du Chœur d’enfants* de l’Opéra national de Grèce
* Dans le cadre de sa mission éducative

Dimitra Galani présente à l’Opéra national de Grèce un spectacle musical consacré à Marianina Kriezi, la parolière qui apporta à la chanson le clin d’œil enjoué du quotidien. De Rosa Rosalia, Koperti et la Place Amerikis jusqu’au Vol 201 et de Gyali-dounias et Serenata aux Soirées tranquilles, Marianina Kriezi a toujours évolué avec une liberté créative qui empêcha toujours de catégoriser son œuvre.
Autrice d’une rare sensibilité, au regard original et espiègle, son écriture profondément féminine ne caractérise pas tellement l’identité de son œuvre artistique mais plutôt sa façon d’appréhender le monde : avec tendresse, une touche d’ironie, de la discrétion, en insistant sur l’émotion et les petits détails qui passent souvent inaperçus, un regard clair, parfois espiègle, mais toujours avec une liberté jamais perdue. Entre ses mains, la langue devient jeu, chanson, observation et suggestion, découvrant la poésie là où la plupart des gens ne voient que le quotidien. Kriezi pouvait transformer l’insignifiant en quelque chose de précieux et d’essentiel.
Des vers devenus chansons populaires de la production musicale grecque, des textes de théâtre pour les revues produites par Eleftheri Skini, des recueils de poésie, des émissions radio mais aussi une foi inébranlable dans le pouvoir des mots et de l’art : ce sont les éléments qui composent l’identité multifacettes de la créatrice et de la vaste mosaïque qu’elle créa. Son nom fut indissolublement lié à la légendaire Lilipoupoli, là où l’imaginaire des enfants rejoignit la poésie, la musique et le chant. Mais Kriezi n’écrivit jamais uniquement à l’attention des enfants. Elle a écrit pour tous ceux qui veulent s’émouvoir, rire, se souvenir, résister au faux-semblant et au cynisme et qui chérissent l’enfant qu’ils gardent en eux.
Sa collaboration avec des compositeurs tels que Lena Platonos, Nikos Kypourgos, Dimitris Marangopoulos, Lakis Papadopoulos et Yannis Spanos a créé un microcosme précieux, loin des prescriptions de l’industrie de la musique et de l’éclat éphémère des tubes que l’on entend à la radio.
Le spectacle Akoma ki an fygis…, conçu par Dimitra Galani, est une rencontre avec cet univers si particulier. Quatre soirées consacrées à une créatrice qui nous rappelle que la poésie peut se cacher dans le jeu, que la sensibilité est une force et que, à l’intérieur de chacun, il existe toujours un enfant qui continue à rêver. Sur scène, avec Dimitra Galani, les chansons de Marianina Kriezi seront interprétées par Savina Yannátou et Yannis Palamidas. Les chansons du spectacle, aimées et profondément ancrées dans la mémoire du public, orchestrées par Serafim Giannakopoulos et Antonis Sousamoglou, reviennent dans une nouvelle approche sonore, au son « trafiqué » qui entretient un dialogue avec le présent, mettant en avant le lyrisme et l’élément espiègle des vers de Kriezi. Avec la participation d’un sextet, la mise en espace du spectacle porte la signature de Katerina Petsatodi, l’Art direction est de Lila Sotiriou, les animations qui accompagnent les histoires des chansons sont l'œuvre d’Irini Vianelli et les lumières d’Eleftheria Deko.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Avec le parrainage de DEI (Grand Mécène)
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er juin 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

L’Opéra national de Grèce  à New York • Concert
Nikos Kazantzakis : Une Odyssée en Musique
Œuvres de Hadjidakis, Skalkottas, Mitropoulos, Koumendakis, Théodorakis
15 octobre 2026
À : 20h00
Carnegie Hall – Stern Auditorium / Perelman Stage
Direction musicale :  Vassilis Christopoulos
Solistes : Anita Rachvelishvili, Maria Kostraki
Avec l’Orchestre de l’Opéra national de Grèce et des solistes

L’Opéra national de Grèce inaugure son programme de tournées de la nouvelle saison artistique par une présentation internationale particulière qui portera la création musicale grecque au cœur de New York. Le 15 octobre 2026, l’emblématique Carnegie Hall (Stern Auditorium / Perlman Stage) accueillera le concert Nikos Kazantzakis : Une Odyssée en Musique dont l’ambition est d’offrir un voyage quasi initiatique dans le monde de Nikos Kazantzakis, à travers les œuvres de compositeurs grecs, inspirées par l'œuvre et de la personnalité de l’écrivain. Le concert est réalisé grâce à la donation de la Stavros Niarchos Foundation (SNF) destinée à renforcer le rayonnement artistique international de l’Opéra national de Grèce et fait partie des évènements organisés pour célébrer les trente ans d’action philanthropique de la SNF.
Avec les œuvres de Manos Hadjidakis, Nikos Skalkottas, Dimitris Mitropoulos, Giorgos Koumendakis et Mikis Théodorakis, le programme forme un paysage musical sur plusieurs niveaux, où la littérature dialogue avec le son et l’identité grecque acquiert une dimension universelle. Sous la direction musicale de Vassilis Christopoulos, avec la participation de la mezzo-soprano Anita Rachvelishvili et de la soprano Maria Kostraki, le concert met en avant la résonance intemporelle de l’univers de Kazantzakis à travers diverses voix et esthétiques musicales et forme un point musical unique qui relie différentes générations de compositeurs grecs. La Liberté ou la Mort (Kapetán Mikhális) de Manos Hadjidakis, les trois Danses crétoises de Nikos Skalkottas, la Fête crétoise de Dimitri Mitropoulos, l'œuvre symphonique Amor Fati de Giorgos Koumendakis et Zorba de Mikis Théodorakis composent une narration musicale particulière où les grandes thématiques de Kazantzakis, telle que la liberté, la foi, le conflit et la transcendance, sont transformées en son.
Ce concert se veut également être un pont aussi symbolique qu’essentiel entre la Grèce et la scène culturelle internationale. La présence de l’Opéra national de Grèce au Carnegie Hall s’inscrit dans la poursuite d’une politique dynamique d’ouverture vers l’international qui porte à l’avant de la scène la création grecque en tant que discours artistique vivant, évolutif et profondément humain. À travers la langue universelle de la musique, l'œuvre de Kazantzakis acquiert un souffle nouveau invitant le public à partager une expérience de contemplation, d’émotion et de connexion profonde.
Le concert est placé sous l’égide du Consulat général de Grèce à New York et de l’Archevêché Orthodoxe Grec d’Amérique. Une partie des recettes sera consacrée aux missions de l’association Ensemble pour lEnfant.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Cultur
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce et Donateur du programme des tournées : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commencera au mois de juin 2026 au Carnegie Hall.

 

Opéra • Nouvelle production
Orphée
Claudio Monteverdi
En coproduction avec le Festival de Glyndebourne et le Metropolitan Opera de New York
30 octobre & 1, 4, 6, 8, 10, 12, 14 novembre 2026|
À : 19h30 (dimanche, 1/11 : 18h30 – 8/11 : 20h00)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Konstantinos Terzakis\
Mise en scène : William Kentridge
Décors : Sabine Theunissen | Costumes : Greta Goiris
Chorégraphie : Gregory Maqoma | Lumières : Urs Schönebaum | Conception vidéo : Janus Fouché
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Avec : Christos Kechris, Petros Magoulas, Mary-Ellen Nesi, Maria Kostraki et les Solistes de l’Opéra national de Grèce
Avec l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Grèce

L’Opéra national de Grèce inaugure la saison artistique 2026/27 avec une coproduction réalisée en collaboration avec deux grands organismes d’opéra, d’Europe et d’Amérique : le Festival de Glyndebourne, de Grande-Bretagne, et le Metropolitan Opera de New York. Orphée de Monteverdi - une œuvre qui est un point de référence dans l’histoire de la musique, marquant la naissance de l’opéra en tant qu’art dramatique à part entière - est présentée par l’Opéra national de Grèce pour la première fois. Portant la signature de l’artiste polyvalent William Kentridge, l'œuvre emblématique est transformée en paysage audiovisuel à plusieurs niveaux, où la mémoire, le temps et la perte acquièrent forme, mouvement et matérialité.
Composé en 1607 par Claudio Monteverdi, suite à une commande du duc de Mantoue, Orphée unit la musique, la parole et l’action théâtrale dans un système d’expression unique dont chaque élément est au service de la vérité dramatique. Inspirée du mythe grec ancien, l'œuvre qui détermina l’évolution ultérieure de l’opéra transcende le temps et aborde des questions existentielles fondamentales, telles que l’amour, le deuil, la peur de la mort et le désir irrésistible de l’homme de la surmonter. Quatre siècles après sa création, Orphée de Monteverdi demeure une œuvre profondément contemporaine qui, à travers la sobriété et la pureté de sa forme, atteint le cœur de l’existence humaine.
L’intrigue se déroule entre deux mondes, celui des vivants et des morts. Les réjouissances des noces d’Orphée et d’Eurydice sont violemment interrompues par la mort soudaine de la dernière, laissant Orphée confronté à l’impensable. Refusant d’accepter le destin, il décide de descendre dans les Enfers pour tenter, par la force de sa musique, d’émouvoir les sombres divinités et de ramener à la vie sa bien-aimée. Le parcours, semé d’épreuves, se transforme en un cheminement profondément intérieur, où espoir et doute, salut et perte se côtoient. Exemple typique de l’esthétique baroque précoce, Orphée combine la simplicité de la structure à la densité expressive inédite. Au fil des récitatifs, des airs, des parties chorales et des morceaux d’orchestre, Monteverdi façonne un univers musical où la parole est inséparable de la musique, servant de façon directe et unique le drame. Le célèbre aire Possento spirto, moment suprême de l’opéra, montre toute la puissance de la musique en tant que moyen de convaincre et d’émouvoir, révélant en même temps la maîtrise technique et expressive du protagoniste.
Né en 1955, à Johannesburg, William Kentridge est mondialement reconnu comme un artiste visuel polyvalent majeur qui marque la création d'œuvres audiovisuelles mais aussi celle de l’opéra et du théâtre. Sa méthode combine l’esquisse, l’écriture, le film, la performance, la musique et le théâtre, mais aussi les pratiques coopératives, afin de créer des œuvres d’art fondées sur la politique, la science, la littérature et l’histoire, ainsi que sur leurs contradictions et leurs incertitudes. Il a signé des productions emblématiques d’opéra, telles que la Flûte enchantée de Mozart, Wozzeck et Lulu de Berg, produites dans les plus grands théâtres lyriques dont, entre autres, le Metropolitan Opera de New York, la Scala de Milan, l’English National Opera, les Opéras de Lyon, d’Amsterdam et de Sidney, ainsi que le Festival de Salzbourg. Ses œuvres ont également été présentées dans des musées majeurs, tels que le MOMA (New York), le Louvre (Paris), Whitechapel et la Royal Academy of Fine Arts (Londres), le musée Reine Sofia (Madrid). En matière de mise en scène, la nouvelle approche de William Kentridge met en avant le potentiel d’ouverture de l'œuvre, au moyen de son langage artistique particulier. À travers un complexe sophistiqué d’action, de dessins animés, de projections vidéo et de collages, il crée un environnement scénique aux nombreux niveaux. La mise en scène n’entreprend pas d’expliquer l'œuvre, mais bien d’ouvrir des champs d’interprétation où les vides et les silences deviennent des éléments actifs de la dramaturgie.
La production est réalisée avec le soutien de la donation de la Stavros Niarchos Foundation (SNF) destinée à renforcer le rayonnement artistique international de l’Opéra national de Grèce.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Avec le parrainage de DEI (Grand Mécène)
Grand donateur de l’Opéra national de Grèce & Donateur de la production : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er juin 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Opéra pour jeune public • Reprise
Le Rossignol de l’empereur
Lèna Platonos
3, 5, 11, 12, 13 novembre, 27 décembre 2026 & 3, 9, 10 janvier 2027
À : 11h00
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Orchestration : Lena Platonos, Stelios Tsirliangos
Livret : Giorgos Voloudakis
Mise en scène : Katerina Petsatodi
Animation : Irini Vianelli | Décors : Evangelia Therianou
Costumes : Alexia Theodoraki | Conception du son : Stelios Tsirliangos

Que se passe-t-il lorsque l’art lyrique rencontre l’animation et les sons électroniques du synthétiseur ? La réponse est donnée sur la scène de la Salle Stavros Niarchos, avec la reprise du conte de fée musical de Lena Platonos, Le Rossignol de l’empereur, pour neuf représentations, à partir du 3 novembre. L'œuvre, inspirée du conte éponyme de Hans Christian Andersen, regagne la scène de l’Opéra national de Grèce, après avoir été chaleureusement accueillie par le public, lors des saisons artistiques 2018/19 et 2019/20.
L’intrigue se déroule dans la cour de l’empereur de Chine, dans un monde où la technologie semble avoir remplacé tout vécu authentique. Lorsque l’empereur découvre le vrai rossignol, il est enchanté par son chant et se voit confronté à la force profondément émouvante de l’art. Néanmoins, l’arrivée d’un rossignol mécanique et « parfait », l’éloigne de cette expérience, le menant progressivement à l’isolement. Ce n’est que lorsque la construction artificielle cesse de fonctionner et que lui-même se trouve face à la mort, que le retour du vrai rossignol restaure la force vitale de l’art et de la vie.
La composition de Lena Platonos, qu’elle a elle-même qualifiée de conte de fée musical aux éléments d’opéra, sur le livret de Giorgos Voloudakis, transforme le conte de fée en une parabole sur la relation entre l’homme, la technologie et la nature. Grâce à son écriture caractéristique, qui combine des sons analogiques et électroniques, Platonos crée un univers sonore d’une rare sensibilité, où la simplicité de la mélodie rejoint l’imagination et l’innovation. La coexistence de sons naturels et artificiels, l’utilisation ingénieuse de l’animation et de la performance live, les mélodies de Lena Platonos et la brillante écriture vocale font du Rossignol de l’empereur une introduction idéale et multifacettes des jeunes au monde enchanté de l’art lyrique.
La mise en scène de Katerina Petsatodi et l’animation d’Irini Vianelli composent un univers qui vibre de couleurs et de mouvements ; un univers où palais et jardins, machines et créatures fantastiques coexistent dans un délicat équilibre entre naturel et artificiel. L’image fait partie de la narration et opère comme un protagoniste supplémentaire qui évolue et se développe en même temps que l’action.
Le Rossignol de l’empereur est une allégorie profondément poétique sur la valeur de l’authentique face à l’artificiel, sur la puissance de l’art qui ne connaît pas de limites et sur l’équilibre fragile entre l’homme et le monde qu’il crée. Grâce à sa charmante simplicité et au regard moderne qu’elle adopte, l'œuvre devient une expérience scénique intégrale qui touche et émeut les spectateurs de tous âges.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er juin 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Opéra • Nouvelle production
La Dame de Pique
Piotr Ilitch Tchaïkovski
6, 9, 13, 17, 23, 27, 30 décembre 2026 & 5 janvier 2027
À : 19h00 (dimanche à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Dmitri Jurowski
Mise en scène : Stephen Langridge
Décors, costumes : Katie Davenport
Lumières : Peter Mumford
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Chef de chœur d’enfants : Konstantina Pitsiakou
Avec : Dmitry Golovnin, Dionysios Sourbis, Tassis Christoyannis, Matilde Wallevik, Chryssathi Spitadi, Yanni Yannissis
Avec des Solistes, l’Orchestre, le Chœur et le Chœur d’enfants* de l’Opéra national de Grèce
* Dans le cadre de sa mission éducative

La très populaire Dame de Pique de Piotr Ilitch Tchaïkovski est une des œuvres les plus sombres et les plus passionnantes du romantisme tardif. Elle est présentée par l’Opéra national de Grèce en décembre 2026 et janvier 2027, dans une nouvelle production qui fait la lumière sur l’équilibre délicat entre l’amour, l’obsession et l’autodestruction. Avec la lecture qu’en fait le metteur en scène et directeur artistique du Festival de Glyndebourne Stephen Langridge, le célèbre opéra devient un sombre portrait psychologique, où le hasard, telle une force implacable, érode la volonté humaine.
L’opéra en trois actes La Dame de pique, sur le livret de Modeste, frère de Tchaïkovski, inspiré de la nouvelle éponyme d’Alexandre Pouchkine, fut représenté pour la première fois le 19 décembre 1890, au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Il s’est bientôt établi comme l’un des chefs-d'œuvre du répertoire opératique international. Avec cette œuvre, Tchaïkovski atteint l’un des points culminants de sa maturité créatrice, composant un opéra dont l’intensité dramatique est indissolublement liée à l’expressivité de la musique. La richesse de l’orchestration, les contrastes marqués et les mélodies d’une grande force lyrique créent un paysage sonore qui rend avec une précision inégalée les fluctuations de l’âme humaine.
Au cœur de l'œuvre, se trouve Hermann, un homme pris au piège entre le besoin d’être aimé et l’obsession de maîtriser son destin. Il tombe amoureux de Lisa, la fiancée du prince Yeletski. Son attention est bientôt attirée par le secret d’une vieille comtesse concernant une combinaison légendaire de trois cartes qui permet de toujours gagner au jeu. Lorsqu’il tente de convaincre la comtesse de lui livrer le secret de la combinaison des cartes, celle-ci est terrorisée au point de mourir. Cet acte plonge le héros encore plus dans la paranoïa. En dépit de l’amour que Lisa lui porte, Hermann n’arrive pas à se libérer de son obsession. Désespérée, Lisa se suicide, tandis qu’Hermann, qui pense détenir le secret, perd tout au jeu. Confronté à la catastrophe et hanté par les remords, il met fin à sa vie.
L’approche adoptée par Stephen Langridge dans sa mise en scène met en avant la fracture qui existe entre le monde intérieur et extérieur. Le monde de la représentation n’apparaît pas fixe et objectif mais comme un champ fluide où les conflits intérieurs d’Hermann forment et érodent la réalité elle-même. Comme le dit le metteur en scène « notre production se déroule dans la cour flamboyante, effrénée de Catherine la Grande - un monde alimenté par le jeu, l’alcool et les désirs dévergondés - où une jeune aristocrate lutte contre le rôle étouffant dont elle est chargée et un pauvre officier risque tout pour remporter une place parmi ceux qui l’excluent ».
L’Opéra national de Grèce présenta l'œuvre pour la première fois au théâtre Olympia, le 15 février 1963, sous la baguette d’Andréas Paridis, dans la mise en scène de Mladen Sabljić, les décors et costumes de Yannis Stefanellis.
Dans cette nouvelle production de l’Opéra national de Grèce, la Dame de Pique devient une œuvre sur les limites du désir et de la raison, sur la fine ligne qui sépare la foi de l’illusion. Un voyage sombre et envoûtant dans le monde d’un homme qui a cru pouvoir vaincre la chance et finit par s’y perdre.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Production parrainée par :  Banque Piraeus
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er juin 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Ballet • Reprise
Giselle
Musique d’Adolphe Adam, avec les ajouts de Friedrich Burgmüller et Boris Asafyev
20, 22, 24, 26, 31 décembre 2026 & 2, 3, 7, 8, 9, 10 janvier 2027
À : 19h30 (dimanche, 24 et 31/12 à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Reprise de la chorégraphie, adaptation : Verónica Villar, Elena Iglesias, basée sur la chorégraphie originale de Marius Petipa (selon Jean Coralli et Jules Perrot)
Direction musicale :  José Salazar
Décors, costumes : Dido Gogkou | Lumières : Eleftheria Deko
Avec les danseurs Étoiles Maia Μakhateli, Elisabeth Tonev, Ksenia Ovsyanick, Carollina Bastos, Leticia Dias, Young Gyu Choi, Alejandro Virelles entre autres.
Avec l’Orchestre, les Premiers Danseurs, les Solistes, les Coryphées, le Corps de ballet et les étudiants de l'École Supérieure Professionnelle de Danse de l’Opéra national de Grèce

Pour cette saison artistique 2026/27, la Salle Stavros Niarchos de l’Opéra national de Grèce accueille à nouveau Giselle, la production qui enchanta le public à l’hiver 2025/26, confirmant le charme intemporel du plus célèbre ballet romantique. Le chef-d'œuvre d’Adolphe Adam sera présenté pour onze représentations en décembre 2026 et janvier 2027, dans une nouvelle et impressionnante lecture de la chorégraphie classique de Marius Petipa, signée par les chorégraphes de prestige Verónica Villar et Elena Iglesias. La production du Ballet de l’Opéra national de Grèce, avec la participation d’étoiles internationales du Ballet, promet une expérience d’une esthétique supérieure, où la perfection technique rejoint l’expression émotionnelle profonde.
Giselle est un des ballets les plus célèbres de tous les temps et un point de référence dans l’histoire de la danse. Bien que, pour un moment, il fut oublié en Europe, il regagna avec force la scène, au début du XXe siècle, pour réoccuper sa place au sein du répertoire international. Le rôle éponyme, qualifié de « Hamlet du ballet » constitue toujours un défi suprême pour toute danseuse. En effet, il exige une rare combinaison de maîtrise technique et d’interprétation dramatique.
L’intrigue se déploie autour de l’amour malheureux de la jeune paysanne Giselle pour le comte Albrecht qui lui dissimule sa véritable identité. Lorsque la vérité est révélée et que la trahison devient insoutenable, Giselle est entraînée vers la folie et la mort. Le deuxième acte propose un monde onirique et irréel où les willis - les esprits des jeunes filles trahies - reviennent pour se venger en entraînant les hommes dans une danse impitoyable jusqu’à épuisement. Toutefois, l’amour dépasse la mort : Giselle protège Albrecht et, après l’avoir pardonné, lui sauve la vie.
Giselle est bien plus qu’une histoire d’amour et de trahison. C’est une œuvre poétique sur la force de l’amour qui dépasse les limites de l’être. La musique d’Adam et la chorégraphie, avec les fines nuances entre le réalisme du premier acte et la poésie éthérée du second, composent un univers scénique unique où domine une sensation de sourde intensité et de beauté transcendantale.
Le GNO bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Le Ballet est parrainé par :  Prodea Investments
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er juin 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Opéra • Reprise
Tosca
Giacomo Puccini
24, 26, 28, 30, 31 janvier & 3, 7, 11 février 2027
À : 19h30 (dimanche à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Pier Giorgio Morandi
Mise en scène : Nikos S. Petropoulos
Réalisée par : Ion Kessoulis
Décors, costumes : Nikos S. Petropoulos
Lumières : Christos Tziongas
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Chef de chœur d’enfants : Konstantina Pitsiakou
Dans les rôles principaux : Sonya Yoncheva, Cellia Costea, Charles Castronovo, Arturo Chacon-Cruz, Riccardo Massi, Dimitri Platanias, Tassos Apostolou
Avec des Solistes, l’Orchestre, le Chœur et le Chœur d’enfants* de l’Opéra national de Grèce
* Dans le cadre de sa mission éducative

Tosca de Giacomo Puccini, l’une des œuvres les plus passionnantes et les plus populaires du répertoire lyrique, regagne l’Opéra national de Grèce, dans la production emblématique dont Nikos S. Petropoulos signe la mise en scène, les décors et les costumes.
Dans ce thriller opératique, où coexistent l’amour, le pouvoir et la violence, se tisse un parcours orageux vers la tragédie. Depuis sa première, en 1900, à Rome, jusqu’à nos jours, Tosca continue d’attirer le public par le caractère direct de l’intrigue et l’intensité dramatique de la musique de Puccini.
Au cœur de l'œuvre, Floria Tosca : une femme qui aime de façon absolue et qui choisit de se confronter au pouvoir, à la crainte et à son propre destin. Son amour pour Cavaradossi devient un champ de bataille, tandis que son monde s’écroule sous la pression de Scarpia, le chef de la police sans scrupules, qui entreprend de défaire toute notion de morale, amenant Tosca à commettre un acte de violence motivé par le besoin de liberté et de dignité. Une histoire qui évolue dans un jeu impitoyable entre salut et destruction, où le salut s’avère être une illusion qui mène l’héroïne à l’impasse dont il n’est plus possible d’échapper.
La production de Nikos S. Petropoulos fut présentée pour la première fois en 2007 au théâtre Olympia, sur invitation du directeur artistique de l’Opéra national de Grèce de l’époque, Stefanos Lazaridis. En plaçant l’intrigue à l’époque de la 2e guerre mondiale, l’approche de la mise en scène confère à l'œuvre un rythme sombre, quasi-cinématographique, créant un univers imprégné de crainte, de trahison et de menaces sourdes. L’esthétique en noir et blanc, les intenses contrastes entre lumières et ombres et l’ambiance suggestive renvoient au film noir où la violence et le sadisme s’expriment d’une façon impitoyablement réaliste. Entretenant un dialogue constant avec l’action qui se déroule sur scène, la musique de Puccini équilibre entre tensions souterraines et menaçantes et apogées explosifs et déchirants, en suivant les personnages dans chacun de leurs pas et en révélant leurs facettes les plus sombres et les plus fragiles. Le metteur en scène note : « En février 1944, dans une Rome parodie de Ville Ouverte, inondée de réfugiés, d’espions, d’agents doubles, d’informateurs, de collaborateurs des Allemands, de traîtres, de bourreaux, de fugitifs, dans le vacarme des bombardements alliés, le déplacement constant des forces armées allemandes et la panique générale, Tosca trouve un tissu idéal pour nous conduire vers un drame historique réaliste du XXe siècle ».
Avec la participation d’interprètes de réputation internationale tels que Sonya Yoncheva, Cellia Costea, Charles Castronovo, Arturo Chacon-Cruz, Riccardo Massi, Dimitri Platanias et d’autres dont les noms seront communiqués bientôt.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er novembre 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Ballet • Nouvelle production
Un Tramway nommé Désir
Valentina Turcu
Inspiré de l'œuvre éponyme de Tennessee Williams
En coproduction avec le Théâtre national de Slovénie (Maribor)
12, 20, 21 février & 6, 7 mars 2027
À : 19h30 (dimanche à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Chorégraphie : Valentina Turcu
Décors : Marko Japelj | Costumes : Alan Hranitelj
Lumières : Aleksandar Čavlek | Conception vidéo : Martin Svobodnik
Avec les Premiers danseurs, les Solistes, les Coryphées et le Corps de ballet de l’Opéra national de Grèce

« Certaines histoires appartiennent à un peuple. D’autres, à une époque. D’autres refusent de se laisser cantonner dans une période temporelle précise, parce qu’elles parlent de la même fissure humaine. Un Tramway nommé Désir de Tennessee Williams est une de ces histoires », note la créatrice Valentina Turcu à propos de la production de ballet éponyme qui sera présentée par le Ballet de l’Opéra national de Grèce, en février et mars 2027. Inspirée de l'œuvre emblématique de Tennessee Williams, cette œuvre propose une lecture contemporaine, profondément psychologique, d’un des textes les plus importants du XXe siècle, en transférant toute l’intensité dramatique dans le langage du corps et le mouvement.
Au cœur de l’histoire se trouve une femme, marquée par un traumatisme précoce qui détermina toute sa vie. Il s’agit de Blanche Dubois, qui se réfugie chez sa sœur Stella, pour y trouver protection. Là, elle se trouve face à un monde où domine Stanley, un homme qui incarne la force et l’instinct. Une tension se développe entre eux, faite d’attirance et de conflit mêlés, tandis que la fragile illusion de Blanche est confrontée à la dure vérité que Stanley impose.
La lecture de Turcu est centrée sur la plaie ouverte des personnages, l’exploration du désir en tant que besoin, de l’illusion en tant que mécanisme de survie et de la mémoire en tant qu’espace. Puisant des éléments dans le vocabulaire classique et contemporain, son écriture chorégraphique forme un style hybride qui fait émerger l’intériorité des personnages.
Conçue par la créatrice elle-même, la dramaturgie musicale opère en tant que pulsion souterraine qui ponctue la représentation, renforçant l’intensité dramatique et éclairant les fluctuations intérieures des personnages.
Tout comme la version cinématographique de l'œuvre par Elias Kazan marqua une ère nouvelle pour l’art de l’acteur, la chorégraphie de Valentina Turcu propose un mode contemporain de narration pour le ballet, un théâtre du corps où l’émotion n’est pas représentée mais vécue. Dans Un Tramway nommé Désir, la chorégraphie incarne l’histoire, révélant le besoin profondément humain d’être aimé, reconnu et de survivre dans un monde qui, souvent, ne pardonne pas la fragilité.
En coproduction avec le Théâtre national de Slovénie (Maribor), réalisée avec le soutien de la donation de la Stavros Niarchos Foundation (SNF) destinée à renforcer le rayonnement artistique international de l’Opéra national de Grèce
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Le Ballet est parrainé par :  Prodea Investments
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er novembre 2026.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Opéra • Nouvelle production
The Rake’s Progress
Igor Stravinsky
5, 10, 13, 17, 19 mars 2027
À : 19h30 (dimanche à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Jacques Lacombe
Mise en scène : Alexandros Efklidis
Dramaturgie : Charalambos Gogios | Décors : Yiannis Katranitsas | Costumes : Mayou Trikerioti | Lumières : Christos Tziongas
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Les rôles principaux sont interprétés par Christos Kechris, Dimitri Platanias, Danae Kontora, Anita Rachvelishvili, Yannis Kalyvas. Avec les Solistes, l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Grèce
En cette saison 2026/27, l’Opéra national de Grèce présente l’opéra en trois actes The Rake’s Progress d’Igor Stravinsky, qui est une des œuvres les plus particulières et multifacettes du XXe siècle, une allégorie sur la recherche du bonheur, l’ambivalence des choix moraux et les limites du libre arbitre. La nouvelle production présentée par l’Opéra national de Grèce entretient un dialogue créatif avec l’histoire-même du théâtre lyrique. Dans la mise en scène d’Alexandros Efklidis, l'œuvre est abordée comme un musée vivant de l’opéra, une pérégrination dans le temps, où coexistent les différentes époques et esthétiques, faisant la lumière sur la tension qui perdure entre la tradition et le regard contemporain.
L'œuvre est composée sur le livret anglais du grand poète Wystan Hugh Auden et de Chester Kallman. Elle s’inspire des gravures de William Hogarth qui tournaient en dérision la société anglaise du XVIIIe siècle, en représentant des instantanés de la vie de Tom Rakewell, fils d’un riche négociant, qui dépense toute sa fortune dans le jeu et la vie de luxe. L'œuvre fut créée pour la première fois en 1951, six ans après la fin de la 2e guerre mondiale, au théâtre La Fenice de Venise.
Au cœur de la narration se trouve le parcours du jeune Tom Rockwell, un personnage défini non pas tant par les choix qu’il pose mais plutôt par son renoncement à ces choix. Tom renonce à la perspective d’une vie honnête mais conventionnelle en province, pour rechercher son bonheur dans Londres cosmopolite. Entraîné par l’énigmatique et méphistophélique Nick Shadow, Tom quitte sa fiancée, Anne Trulove, et plonge dans un monde de consommation ostentatoire, de confusion morale et de choix irrationnels. Après une série de décisions inopportunes - allant du mariage excentrique avec une femme qu’il n’aime pas jusqu’à l’investissement dans une « miraculeuse » machine frauduleuse - Tom perd progressivement le contrôle de son destin. Ce qui avait commencé comme un idéalisme infructueux et une chasse aux plaisirs aboutit à l’ennui existentiel et à une douloureuse faillite financière et psychique. En dépit des efforts désintéressés consentis par Anne pour le sauver, le parcours de Tom finit de façon tragique dans l’asile d’aliénés de Bedlam où, ayant dorénavant perdu son identité, il cherche le salut dans ses hallucinations.
L’approche adoptée par la mise en scène de la nouvelle production exploite la double nature de l'œuvre, entre passé et présent, mémoire et représentation, pour créer un univers esthétique qui s’inspire du XVIIIe au XXe siècle. Le concept de la mise en scène explore la notion d’historicité et de représentation théâtrale, proposant une lecture où l’opéra lui-même devient un objet de réflexion.
Le metteur en scène, Alexandros Efklidis, note : « L’œuvre The Rake’s progress est considérée par les uns comme le ‘dernier opéra’ et, par d’autres, comme le premier ‘méta-opéra’ ». Que nous le considérions comme une œuvre tardive du néoclassicisme ou comme un précurseur du métamodernisme, il s’agit d’une œuvre faite des ingrédients de  l’opéra  du  passé  en  pleine conscience  de la crise  à laquelle  cet  art  est  confronté. Mais, elle n’est  en rien anachronique. Dans la nouvelle production de l'œuvre dont j’ai été chargé par l’Opéra national de Grèce, j’aborde l’aspect de Rake’s Progress en tant que musée de l’opéra et je joue avec le cadre temporal de l'œuvre mais aussi, plus globalement, avec la notion d’historicité. En demeurant dans le cadre général de lhistoricité et de la représentation « d’époque », je pars en pérégrination dans le temps, entre le XVIIIe et le XXe siècle, c’est-à-dire, dans l’espace qui constitue la principale source dans laquelle les créateurs puisent leur matériau musicothéâtral et les théâtres lyriques contemporains puisent ce qui forme le cœur de leur répertoire ».
Avec sa pureté caractéristique, sa disposition ironique et le dialogue constant avec le passé, la musique de Stravinsky opère comme le noyau de cette expérience scénique. En puisant dans l’esthétique du classicisme tout en la déstructurant, la partition met en avant la technicité de la convention théâtrale et éclaire les contradictions plus profondes des personnages. Tantôt satirique et tantôt profondément existentielle, alors qu’elle semble tournée vers le passé, l'œuvre ouvre en réalité de nouvelles voies pour l’avenir de l’opéra, demeurant jusqu’à nos jours une étude passionnante et pénétrante de la nature humaine.
Les rôles principaux sont interprétés par des artistes reconnus et plus jeunes, Grecs et étrangers, tels que Christos Kechris, Danae Kontora, Dimitri Platanias, Anita Rachvelishvili et Yannis Kalyvas.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Production parrainée par :  Metlen Energy & Metals
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)|
La prévente des tickets commence le 1er novembre 2026. La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

 

Opéra • Reprise
Otello
Giuseppe Verdi
Coproduction avec le Festival de Baden-Baden
8, 11, 14, 17, 20, 23 avril & 6, 9 mai 2027
À : 19h30 (dimanche à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Vassilis Christopoulos
Mise en scène-décors-lumières : Robert Wilson
Metteur en scène associée, réalisation de la mise en scène : Nicola Panzer
Décorateur associé : Serge von Arx | Costumes : Jacques Reynaud, Davide Boni
Éclairagiste associé : Marcello Lumaca | Hair & make-up artist : Manuela Halligan
Projections : Tomas Jeziorski | Dramaturge : Konrad Kuhn
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Chef de chœur d’enfants : Konstantina Pitsiakou
Dans les rôles principaux : Brian Jagde, Hovhannes Ayvazyan, Cellia Costea, Tassis Christoyannis, Yannis Christopoulos, Tassos Apostolou
Avec les Solistes, l’Orchestre, le Chœur et le Chœur d’enfants* de l’Opéra national de Grèce
* Dans le cadre de sa mission éducative

La production inégalée d’Otello de Verdi, qui porte la signature de Robert Wilson, regagne la scène de l’Opéra national de Grèce en avril et mai 2027, pour huit représentations. La reprise de cette production, qui avait remporté des critiques particulièrement positives lorsqu’elle fut montée en 2022, est un hommage au grand créateur dont l’héritage a redéfini le langage de l’opéra. Inspiré du chef-d'œuvre de Shakespeare, l’opéra se développe dans une mise en scène d’une esthétique d’extrême qualité et d’une intériorité intense, avec la signature d’un créateur qui bouleverse les règles de la narration et accorde un rôle de protagoniste à la lumière, au temps et au mouvement pour créer une expérience scénique qui opère comme un évènement en même temps musical et visuel.
Créé pour la première fois à la Scala de Milan en 1887, le chef-d'œuvre de Verdi est une des créations du compositeur les plus matures et les plus condensées sur le plan dramatique. L’économie exemplaire des moyens d’expression permet à Verdi d’esquisser un portrait psychologique bouleversant du personnage principal, décrivant l’héroïsme, la jalousie et la destruction tandis qu’il crée un univers musical où l’action extérieure et le monde intérieur des personnages sont indissolublement liés.
Au cœur de la tragédie, un homme qui fut invincible sur le champ de bataille s’avère être sans défenses face à lui-même. Pris au piège entre l’amour et l’insécurité, de héros qu’il était, Otello se transforme progressivement en victime d’un orage intérieur. À côté de lui, Desdémone incarne la pureté qui ne peut pas survivre dans la suspicion, tandis qu’Iago manipule des fils invisibles, tel une ombre qui se nourrit des faiblesses humaines.
Dans la lecture de Wilson, Otello est un « étranger » qui vit un conflit intérieur permanent. À travers son style parfaitement reconnaissable, le metteur en scène donne le rôle premier à la musique, pour créer des images qui renvoient aux tableaux vivants. Ainsi qu’il notait lui-même peu avant la première présentation de l'œuvre, en 2019, au Festival de Baden-Baden : « Otello traite d’une question : Comment se sent-on quand on est étranger ? Un conflit qui est certainement contemporain mais aussi classique. De tels conflits on les retrouve dans toute la littérature et dans toute l’histoire de l’humanité. On pourrait dire qu’il est contemporain, mais je dirais plutôt qu’il est « plein » de temps. Il n’est pas intemporel, mais « plein » de temps. On pourrait remonter au XVIème ou au XIXème siècle ou bien rester au XXIème siècle : on retrouvera toujours les mêmes conflits familiers ».
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Production parrainée par :  Eurobank
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er février 2027.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

 

Version scénique • Nouvelle production
Missa solemnis
Ludwig van Beethoven
Dans le cadre du bicentenaire de la disparition du compositeur
23, 26, 28, 30 mai & 2 juin 2027
À : 19h30 (dimanche à 18h30)
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction : NN
Mise en scène : NN
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Solistes : Vassiliki Karayanni, Anna Agathonos, Yannis Christopoulos, Tassos Apostolou
Avec l’Orchestre, le Chœur et le Ballet de l’Opéra national de Grèce

La Missa solemnis (Messe solennelle, en ré majeur, opus 123) de Ludwig van Beethoven est un des chefs-d'œuvre les plus grandioses et les plus exigeants de la musique occidentale. Il s’agit d'une œuvre d’une profonde spiritualité qui transcende les frontières de la musique liturgique et se transforme en confession personnelle, en prière et en hymne à la paix.
Beethoven commença la composition en 1819, à l’occasion de l’intronisation de son mécène, élève et ami, l’archiduc Rodolphe d’Autriche, élevé au rang d'archevêque d'Olmütz. Toutefois, le volume du travail et l’ampleur de l’œuvre ont nécessité un parcours créateur qui s’étendit sur quatre ans. Ainsi, la première aura finalement lieu en 1824, à Saint-Pétersbourg.
Fondée sur le texte de la Messe catholique et structurée en cinq parties : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei, la Missa solemnis combine un caractère dramatique explosif, une intériorité sacramentelle et une complexité musicale inédites pour l’époque qui font qu’elle demeure toujours l’une des pièces les plus exigeantes du répertoire choral et symphonique.
L'œuvre sera présentée pour la première fois par l’Opéra national de Grèce, dans une version scénique, avec la participation de tous les corps d’artistes de l’Opéra national de Grèce (Orchestre, Chœur, Ballet).
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Le Ballet est parrainé par :  Prodea Investments
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er février 2027.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Opéra • Reprise
Madama Butterfly
Giacomo Puccini
25, 27, 29 juin & 1, 3, 11, 18 juillet 2027
À : 20h300
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Sesto Quatrini
Mise en scène, décors, costumes : Hugo de Ana
Conception des projections : Sergio Metalli - Ideogramma SRL
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Les rôles principaux sont interprétés par Ermonela Jaho, Cellia Costea, Anita Rachvelishvili, Marcelo Puente, Tassis Christoyannis
Avec les Solistes, l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Grèce

Madama Butterfly, la « tragédie japonaise » de Giacomo Puccini, l’une des œuvres les plus emblématiques et populaires du répertoire lyrique, regagne la Salle Stavros Niarchos, pour sept représentations qui seront données en juin et juillet 2027. La reprise de la mise en scène de Hugo de Ana remet à l’avant de la scène l’une des productions les plus populaires de l’Opéra national de Grèce qui fut créée à l’Odéon d’Hérode Atticus et qui, par la suite, fut présentée dans la Salle Stavros Niarchos après avoir été adaptée scéniquement pour le nouvel espace. Les projections impressionnantes, les décors sobres mais symboliques et les costumes d’une esthétique éblouissante forment un univers visuel où le Japon traditionnel dialogue de façon créative avec le modernisme occidental, pour offrir une expérience dont l’ambiance et l’esthétique sont toutes particulières.
Depuis sa première à la Scala de Milan, en 1904, qui fut un échec spectaculaire, à la version remaniée de l'œuvre par Puccini, qu’il présenta quelques mois plus tard à Brescia, l'œuvre devint l’un des piliers du patrimoine lyrique. Il s’agit d’une œuvre qui marqua une étape importante pour l’Opéra national de Grèce. En effet, elle en fut la première production, en 1940, et continue toujours d’émouvoir profondément le public, plus d’un siècle après sa création.
L’intrigue se situe au début du XXe siècle et porte sur l’amour tragique entre une jeune geisha, Cio-Cio-San, appelée Butterfly, et Benjamin Franklin Pinkerton, officier de la marine des États-Unis d'Amérique. Si, pour elle, leur mariage revêt un caractère sacré et constitue une promesse pour la vie, pour lui, il a un sens différent. Lorsqu’il regagne l’Amérique, Butterfly lui demeure fidèle pendant trois ans élevant leur enfant. Mais, le retour de Pinkerton, accompagné de sa nouvelle épouse Américaine, place l’héroïne face à la dure vérité. Après avoir décidé de remettre l’enfant à son père, Cio-Cio-San est entraînée à commettre un bouleversant acte de sacrifice qui conclut d’une marque tragique son destin.
L’approche adoptée par la mise en scène de la production reconstitue avec délicatesse l’ambiance du Japon du début du XXe siècle, créant un environnement scénique poétique où l’esthétique orientale rejoint la dramaturgie occidentale. Inspirés de la tradition mais aussi de la sobriété théâtrale, les costumes et les décors soulignent le conflit entre deux mondes - la culture japonaise et la présence américaine - qui se trouve au cœur de l'œuvre. Par son esthétique caractéristique, Hugo de Ana compose une ligne de mise en scène qui équilibre entre le « grand spectacle » et le détail de l’interprétation, mettant en avant les nuances psychologiques des personnages. Les rôles principaux sont interprétés par des protagonistes de prestige international, tels qu’Ermonela Jaho, Cellia Costea, Anita Rachvelishvili, Marcelo Puente, Tassis Christoyannis.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Avec le parrainage de DEI (Grand Mécène)
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er février 2027.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

Opéra • Reprise                                                                                                                                                                                                 
Rigoletto
Giuseppe Verdi
17, 20, 22, 23, 25, 28, 30 juillet 2027
À : 20h00
Salle Stavros Niarchos GNO - Centre Culturel Stavros Niarchos Foundation
Direction musicale :  Loukas Karytinos
Mise en scène : Nikos S. Petropoulos
Réalisée par : Ion Kessoulis
Décors, costumes, lumières : Nikos S. Petropoulos
Chef de chœur : Agathangelos Georgakatos
Dans les rôles principaux : Dimitri Platanias, Dionysios Sourbis, Vassiliki Karayanni, Yannis Christopoulos, Petros Magoulas
Avec les Solistes, l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national de Grèce

Une œuvre des plus audacieuses et populaires du répertoire mondial, une histoire qui éclaire l’un des aspects les plus cruels de la nature humaine, Rigoletto de Giuseppe Verdi, regagne la Salle Stavros Niarchos en juillet 2027, pour sept représentations. Pour cette production emblématique de l’Opéra national de Grèce, Nikos S. Petropoulos signe la mise en scène, les décors et les costumes, transportant l’intrigue de Mantoue de la Renaissance à Milan de 1938. Dans l’Italie emportée par l’illusion de la gloire fasciste de Mussolini et la corruption morale profonde, la scène se transforme en un univers oppressant de film noir, où les ombres semblent plus réelles que la lumière et le pouvoir s’affiche avec une arrogance cynique et extrême.
Au cœur du drame se trouve Rigoletto, un des personnages les plus complexes et contradictoires du répertoire d’opéra, qui se bat pour protéger sa fille contre un monde que lui-même sert. Mais, annoncé dès le départ sous la forme d’une malédiction, le destin traverse l'œuvre, telle une ombre. L’amour se transforme en faiblesse, la vengeance en piège et le sacrifice en ironie tragique. Tandis qu’elle s’efforce de sauver l’homme qui l’a trahie, Gilda est menée à l’autodestruction, tandis que Rigoletto aboutit à la destruction définitive.
Marquée d’une audace de composition inédite pour l’époque, la musique de Verdi opère comme le portraitiste du monde intérieur des personnages. Ainsi que l’observa, dès la première de l'œuvre en 1851, le critique Tommaso Locatelli, ici, l’orchestre « parle, verse des larmes et émeut » d’une façon effrénée, en suivant les violentes transitions entre cynisme et affection. De l’introduction menaçante au finale déchirante, la partition entretient un dialogue idéal avec l’ambiance de la mise en scène, rappelant que l’arrogance du pouvoir et le besoin de vengeance sont des éléments intemporels. Dans ce « drame historique réaliste du XXe siècle », le salut s’avère être une douloureuse illusion et la tragédie s’achève avec un déterminisme implacable, laissant le spectateur exposé face à la grandeur d’un destin qui ne laisse aucune issue de secours.
Dans Rigoletto, rien ne demeure innocent, ni l’amour, ni le pouvoir, pas même la justice. L'œuvre demeure toujours une étude bouleversante du pouvoir, de l’innocence, de la vengeance et du sacrifice, dans un parcours vers la destruction inexorable.
Le rôle-titre est incarné par un des interprètes majeurs au niveau mondial, le baryton grec Dimitri Platanias. Dans la seconde distribution, l’excellent baryton de l’Opéra national de Grèce, Dionysios Sourbis, fera ses débuts dans le même rôle.
L’Opéra national de Grèce bénéficie des subventions du ministère de la Culture
Avec le parrainage de DEI (Grand Mécène)
Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)
La prévente des tickets commence le 1er février 2027.
La prévente a commencé, pour les membres operaclub.nationalopera.gr.

 

 

 

 

L’Opéra national de Grèce est subventionné par le ministère de la culture

Grand Donateur de l’Opéra national de Grèce : Stavros Niarchos Foundation (SNF)